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L’OSSIF 2010 a fermé ses portes le 18 mai au soir. Merci à tous pour votre participation !

De gauche à droite : Jean-Michel FABRE, conseiller au CG31, Pierre COHEN, Député Maire de Toulouse, Jean-Marc THOMAS, Président d’Aerospace Valley, Aurélie BRAY, Responsable du Développement Economique de la DIRECCTE Midi Pyrénées - Chargé de mission auprès du Préfet de Région Midi Pyrénées et Alexandre ZAPOLSKY, Président de la FniLL et PDG de LINAGORA, à l’initiative de l’OSSIF

La seconde édition de l’OSSIF qui s’est tenue le 18 mai dernier à Toulouse fut un immense succès. Nous tenons à remercier :

- Les membres du comité de programme

- Nos soutiens institutionnels : la DIREECTE (la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi Midi-Pyrénées), la Région Midi-Pyrénées, la Mairie de Toulouse et le Conseil Général de Haute Garonne.

- Nos partenaires technologiques : Airbus / EADS, Black Duck Software et LINAGORA et le Syntec Informatique.

- Nos partenaires médias : 01 informatique, 01net, l’Usine Nouvelle, Journal du Net, Touleco et Toulemploi, CT2E, ObjectifsNews, Programmez, Solutions Logiciels et Toolinux.

- Nos grands témoins (par ordre de passage) :
- Monsieur Jean-Marc THOMAS, Président d’Aerospace Valley
- Melle Aurélie BRAY, Responsable du Développement Economique de la DIRECCTE Midi Pyrénées - Chargé de mission auprès du Préfet de Région Midi Pyrénées
- Monsieur Jean-Michel FABRE, conseiller au CG31
- Monsieur Michel VIVANT, professeur des Universités et responsable de la spécialité « Propriété intellectuelle » du Master Droit économique de Sciences Po
- et Monsieur Jean TIROLE, Président de la Fondation Jean-Jacques Laffont - Toulouse Sciences Economiques (TSE) et directeur scientifique de l’Institut d’Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse.

- Et l’ensemble des intervenants à nos tables rondes de nous avoir fait confiance et ainsi nous avoir permis d’organiser cette seconde édition.

Nous vous donnons rendez-vous en mai 2011 pour la troisième édition de l’Open Source Software Industry Forum.

Discours du Député-Maire Pierre COHEN :

Ouverture de la 2ème édition de l’Open Source Software Industry Forum (OSSIF)

Mardi 18 mai 2010 – 8h 30 Centre de congrès Pierre Baudis

Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Certains d’entre vous ici le savent : avant de me consacrer entièrement à mes mandats électoraux, bien avant de devenir maire de Toulouse, j’étais chercheur à l’IRIT. J’ai toujours été convaincu de la nécessité de l’adoption généralisée des standards ouverts, pour favoriser le développement des logiciels libres.

Et si j’ai signé le pacte du logiciel libre en 2007, ce n’était pas un engagement de candidat sitôt oublié une fois élu. Je pense qu’à l’ère du numérique, le travail des acteurs du logiciel libre participe à la préservation des libertés fondamentales, au partage du savoir et à la lutte contre la fracture numérique. Le logiciel libre constitue une opportunité pour les utilisateurs, mais aussi pour l’indépendance technologique et la compétitivité de la France et de l’Europe.

En effet, en 2000, les logiciels libres représentaient une part négligeable du marché des logiciels et services. En 2009, le chiffre d’affaires de l’open source en France pesait 1,47 milliard d’euros ! Malgré la crise, ce marché poursuit sa croissance. Je dirais même que la crise a été un accélérateur de l’activité en 2009 ! En effet, le logiciel libre est souvent une alternative moins onéreuse pour réaliser certains projets durant les périodes difficiles.

Son coût d’acquisition est très compétitif par rapport aux logiciels propriétaires. Il apporte de la valeur ajoutée aux équipes informatiques au sein des entreprises. La qualité et la maturité de la plupart de ses solutions ne fait plus de doute. De plus, il évite les imbroglios juridiques des questions de propriété intellectuelle lors de développements mutualisés. Il est donc un levier en terme de compétitivité pour les entreprises.

Les administrations comme les start-up, les PME ou les grands groupes sont particulièrement sensibles à ces arguments en période de crise.

Ce développement spectaculaire du marché des logiciels libres est particulièrement net dans la région toulousaine, notamment pour les applications liées aux systèmes embarqués.

Il est d’ailleurs significatif que cette deuxième édition de l’OSSIF se place au coeur de la semaine « Toulouse Informatique Embarquée Logiciel Libre » (T.I.E.L.L). L’OSSIF se tient donc parallèlement à la journée annuelle de l’INRIA – sur la modélisation et les systèmes sûrs dans le domaine de l’aéronautique et de l’espace – au salon Neptune’10 sur la modélisation et au salon ERTS dédié aux solutions embarquées.

Je formulais le souhait, l’an passé, que l’OSSIF devienne un rendez-vous annuel d’envergure internationale à Toulouse. Je pense que la FNILL, qui organise ce forum, est en passe, dès cette deuxième édition, de gagner ce pari.

Il est vrai que l’OSSIF bénéficie du soutien de poids lourds du secteur : la Mêlée, l’Université de Toulouse et Aerospace Valley se sont associés à l’événement. Je tiens à cet égard à saluer et à remercier Alexandre Zapolsky, président de la Fnill, Edouard Forzy, président et membre fondateur de la Mêlée, Gilbert Casamatta, président du PRES et Jean-Marc Thomas, président d’Aerospace Valley.

Mais il est vrai aussi que Toulouse est une métropole particulièrement dynamique dans le secteur du logiciel libre.

Il existe ici un formidable mouvement, certainement unique en France, de rassemblement des énergies et des acteurs. En témoigne par exemple le projet Babylone, financé par la Région et l’Etat dans le cadre de l’appel à projet Electra, pour un avion plus électrique. Il rassemble quatre industriels (PSI-S, Eca Sinters, Linagora, Nolam Embedded System), une école, l’ICAM, et un laboratoire de recherche, l’INRIA, pour mettre en place une solution open source adaptée au développement des systèmes embarqués critiques.

En témoigne aussi le projet e-hop, porté par le centre e-santé. Le centre e-santé, placé sous la gouvernance conjointe du CHU et des pôles de compétitivité Cancer-Bio-santé et Aérospace Valley, a reçu le soutien de la Communauté urbaine du Grand Toulouse. Le projet e-hop a pour objectif de créer un parcours administratif de soins sur internet, à partir de solutions open source. C’est une initiative particulièrement novatrice.

Je suis d’ailleurs convaincu que l’économie numérique représente un vrai réservoir d’innovation et que le logiciel libre est un vecteur de développement économique pour notre métropole, pour notre région.

Nous devons donc soutenir le développement du numérique, pour que les secteurs publics et privés soient mieux équipés et gagnent en performance.

C’est dans cet esprit que la Communauté urbaine du Grand Toulouse que je préside a adhéré à l’ADULLACT (association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales). Nous devons, dans nos collectivités, montrer l’exemple ! Les enjeux sont importants : la maîtrise des coûts, bien sûr, mais aussi la sécurité informatique, l’aide au développement d’une économie créatrice d’emplois locaux et la réduction de la fracture numérique.

C’est dans cet esprit que la prochaine édition de la Novela, festival des savoirs, qui se tiendra à Toulouse en octobre prochain, interrogera la « ville numérique ». Elle explorera les savoirs et les usages, les risques et les gains, les innovations techniques et les transformations culturelles et sociales. La ville numérique de la Novela tiendra salon ici même, du 2 au 6 octobre.

C’est dans cet esprit que nous aidons, au sein du Grand Toulouse, les entreprises tournées vers l’innovation et porteuses de projets. Ce sont elles qui stimulent l’emploi. Je pense notamment – et l’on en revient aux systèmes embarqués – au lancement prochain d’Aérospace Campus, vitrine de notre pôle de compétitivité Aerospace Vallée. Ce campus a vocation à devenir le 1er centre européen de recherche et développement dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués. Les logiciels libres y auront toute leur place.

Grâce à Aerospace Valley et bientôt à Aerospace Campus, grâce à ses deux autres pôles de compétitivité, Cancer-Bio-Santé et Agrimip, grâce à son milieu universitaire, très ouvert à l’open source, grâce à ses nombreuses entreprises, start-up, PME ou grands groupes, si dynamiques dans le domaine du logiciel libre, Toulouse a les atouts pour devenir un pôle européen de l’open source.

Les nombreux projets déjà lancés depuis l’année dernière en sont la preuve.

Nous les soutiendrons, comme nous soutenons cette manifestation, pour que Toulouse devienne réellement la capitale européenne de l’innovation !

Je vous remercie de votre attention.

Discours de Monsieur Jean-Marc THOMAS, Président d’Aerospace Valley :

Grand témoin d’ouverture de la 2ème édition de l’Open Source Software Industry Forum (OSSIF)

Mardi 18 mai 2010 – 9h10 Centre de congrès Pierre Baudis

Pour la deuxième année consécutive, l’Open Source Software Industry Forum va se tenir à Toulouse. Chronologiquement située entre la journée INRIA-Entreprises la veille et le congrès ERTSS le lendemain, l’OSSIF témoigne de la place qu’occupe aujourd’hui l’innovation dans notre région et la place de l’Open Source dans cette innovation. Aerospace Valley est engagée depuis le début dans l’Open-Source (projet TOPCASED par exemple) et maintient son engagement avec des projets comme OPEES, plate-forme Open-Source d’outils de développement de systèmes sûrs de fonctionnement, ou d’autres projets très importants en cours de montage. Et nous suivons aussi avec le plus grand intérêt et un soutien actif le développement d’initiatives autour de l’Open-Source dans d’autres communautés de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine : il est important que l’écosystème industriel français et européen prenne en compte plus en avant les enjeux liés à ces technologies Open Source, ce sont des questions de compétitivité, d’innovation, d’indépendance technologique. EADS, Airbus et Aerospace Valley sont donc heureux de soutenir cette deuxième édition, qui j’en suis sûr va connaître un succès encore plus grand que le précédent. Dans le cadre du grand emprunt et de l’IRT, nous envisageons de créer une plate-forme de recherche technologique, dans une logique open-source d’outils et de composants logiciels. Elle comprend les ensembles suivants :

-  « forge » d’outils et de composants logiciels et « matériels » et site web,
-  Ensemble d’outils et de composants, enrichis au fur et à mesure des travaux de R&D, constituant des chaînes outillées complètes en conception électronique, informatique, optique et mécanique, en routage, en gestion et configuration de projet,
-  Ensemble de services professionnels pour supporter les utilisateurs (formation aux outils, maintenance, accompagnement, audits, documentations complémentaires, et.),
-  Organisation ouverte et visible pour définir et mettre en œuvre les plans de dissémination et de développement des éléments de la plate-forme,
-  Processus de maturation pour les outils et composants candidats,
-  Kits de qualification pour la démonstration de sûreté de fonctionnement, adaptés aux exigences de sûreté de fonctionnement/certification des différents domaines d’application,
-  Budget communication (participation / organisation de conférences)‏,
-  Equipe permanente pour supporter les tâches ci-dessus (5 à 10 personnes). Le coût des équipements est estimé de l’ordre de 15 M€ en fonction de la taille nécessaire.

Il accueillera des start-up technologiques ou des séances de formation, nécessitant de disposer des chaînes outillées complètes pour les systèmes embarqués.